Facebook a mené une étude sur le comportement d’environ 700’000 de ses utilisateurs anglophones. Ils ont analysé « la contagion émotionnelle » dans les groupes d’amis. Les chercheurs qui travaillaient avec Facebook ont découvert que plus un utilisateur lit des commentaires positifs ou négatifs, plus il a tendance à utiliser des mots positifs, dans le premier cas, et négatifs dans le deuxième cas.

« Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre par un phénomène de contagion, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes », écrivent les auteurs de cette recherche. « Ces résultats montrent la réalité d’une contagion émotionnelle de masse via les réseaux sociaux. »

facebook-data-breach-1024x657 Attention à la manipulation de vos données sur internet

Le problème dans cette étude, c’est que les chercheurs ont volontairement modifié le contenu vu par chaque utilisateur afin de voir leur réaction. La firme américaine a rétorqué que « Cette recherche a été menée pendant seulement une semaine et aucune donnée utilisée n’était liée au compte d’une personne en particulier » et « Nous faisons des recherches pour améliorer nos services (…) et une grande partie consiste à comprendre comment les gens répondent à différents contenus positifs ou négatifs ».

Facebook assure faire ces expériences afin d’améliorer ses services, mais est-ce réellement pour le bien des utilisateurs ou simplement pour faire plus de profit ? La question peut se poser, la publicité est de plus en plus présente et ciblée sur ce réseau social et sur internet en général, comme on le dit si bien « Si c’est gratuit, vous êtes le produit ». Facebook et les autres géants d’internet utilisent les données qu’ils récoltent sur chaque internaute afin de proposer de la publicité plus ciblée et ainsi avoir de meilleures chances de gagner de l’argent.

Google a d’ailleurs écrit une lettre au gendarme américain de la bourse (SEC) dans laquelle la firme déclare vouloir afficher de la publicité sur tous les objets connectés fonctionnant avec Android, c’est-à-dire les smartphones, les tablettes, les smartwatches, les bracelets connectés et plusieurs autres produits qui sont en cours de développement.

Voici deux de leurs déclarations dans cette lettre :
« Nous pensons que la notion même de « mobile » va évoluer à mesure que les « appareils intelligents » vont gagner du terrain sur le marché. Par exemple, d’ici quelques années, nous et d’autres entreprises pourrions fournir des publicités et d’autres contenus sur des réfrigérateurs, des tableaux de bords de voitures, des thermostats, des lunettes et des montres pour ne citer que quelques possibilités ».
« Nous nous attendons à ce que nos utilisateurs utilisent nos services et voient nos publicités sur un nombre grandissant et diversifié d’appareils dans le futur ».

La vie privée est clairement menacée avec cette volonté d’afficher de la publicité partout. Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose qui menace la sphère privée, lors de la Google I/O, une nouvelle version d’Android (Android « L ») a été présentée et une petite vidéo nous montre comment Google espère intégrer son système d’exploitation dans notre quotidien.

Si on décortique un peu cette vidéo, les informations récoltées sont très variées, est-il sportif, que mange-t-il, où se rend-il souvent ? Les publicités qu’il verra seront en rapport avec tout ce qu’il fait avec ses appareils connectés. Encore une fois, ils tentent et tenteront de récolter un maximum d’informations personnelles pour les utiliser à des fins commerciales.

Restons dans les produits du numéro un d’internet en parlant des Google Glass. Ces lunettes connectées sont comme un smartphone avec des fonctionnalités tout de même restreintes (pas de clavier physique, écran petit, etc..). Un groupe d’experts en sécurité néerlandais a réussi à pirater très facilement ces lunettes. Il suffit d’injecter un petit programme malveillant dans les lunettes et le tour est joué. L’opération est très rapide et pourrait se faire lors d’un moment d’inattention du détenteur des lunettes (s’il les prête à quelqu’un qui veut se faire une idée) car elles possèdent une prise mini-USB qui permet de connecter un autre appareil et donc de transférer le virus.

Quoi que l’on fasse, nos données ne sont pas totalement sécurisées et sont utilisées par les entreprises afin d’améliorer leur rentrée d’argent. Faites attention à ce que vous partagez sur internet et donnez le moins d’informations possible à votre sujet. Continuez tout de même à utiliser le web qui est un un moyen de communication et d’information puissant tout en faisant attention.

Que pensez-vous de ces « avancées technologiques » (intégration d’un système d’exploitation dans les objets de tous les jours par exemple) ? Partagez-vous facilement des informations à votre sujet ?

Sources :
01net
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