Il y a tout juste 5 ans, le 8 juin 2010, la loi 2010-476, relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, entrait en vigueur en France. Dans un contexte de libéralisation des jeux en ligne en Europe, cette loi française permet l’ouverture réglementée du marché des jeux en ligne (jusqu’alors prohibés) tout en luttant contre une offre illégale très importante. Dans le même temps, l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) voyait le jour pour encadrer cette activité naissante.

Nous en sommes donc à l’heure des bilans.

En 2010, 35 opérateurs se lançaient dans l’aventure, à fin 2014 ils n’étaient plus que 17, pour un produit (mises moins gains) de 725 millions d’euros. Mais le marché est difficile et seuls les paris en ligne sont en croissance en 2014 (+38%). Le poker, la star du secteur, et les paris hippiques sont quant-à eux en recul de 7 et 3% respectivement.

Quant aux sites illégaux, l’ARJEL estime qu’une grande partie de l’offre illégale est rentrée dans le rang et que de ce point de vue, la loi de 2010 a rempli ses objectifs en proposant aux joueurs une offre légale suffisante.

Les détracteurs de cette loi, estimaient quant à eux qu’en proposant une offre légale de jeux en ligne, les problèmes d’addiction allaient s’aggraver. Selon une étude de l’Observatoire des jeux et de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) publiée fin avril 2015, 0.50% des joueurs en ligne étaient accros en 2014… une proportion qui n’a pas bougé en 4 ans. En revanche, la proportion de joueurs dits “à risque modéré) a progressé à 2.2% du total des joueurs. L’étude révèle également que la proportion de personnes “problématique” est plus importante parmi les joueurs utilisant Internet pour jouer que parmi ceux qui jouent autrement.

A noter enfin que cette loi de 2010 n’accorde toujours pas d’agrément aux casinos en ligne (machines à sous notamment) mais le régulateur serait en train de réfléchir à introduire certains jeux de casinos comme les jeux de cartes par exemple. L’idée étant, bien sûr, encore et toujours de lutter contre les sites illégaux. Mais j’imagine que le gouvernement pourrait y trouver une manne fiscale assez intéressante à la vue des revenus générés par ce marché juteux au niveau mondial.

Pour finir, voici une infographie réalisée par RightCasino.com qui nous montre les différentes étapes de la jeune histoire des casinos en ligne dans le monde :

histoire-casino-ligne-600x3988 Jeux d'argent en ligne, point sur le marché du jeu en ligne 5 ans après sa libéralisation

Et vous ? Avez-vous l’habitude de jouer à des jeux d’argent en ligne ? Savez-vous rester raisonnables ?

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