Même lorsque l’on ne fait rien de compromettant, il n’est jamais agréable de savoir que notre activité sur Internet est surveillée. Et pourtant, c’est bien le cas : tout ce que l’on fait sur le net laisse des traces, qui peuvent ensuite être remontées à tout moment jusqu’à l’utilisateur. Google, par exemple, garde trace de vos activités sur vos différents supports, et vous permet même d’accéder aux informations enregistrées.

Bien qu’il existe quelques techniques permettant de naviguer plus discrètement, les plus utilisées sont très loin de protéger totalement la vie privée. Bien connaître les spécificités de chaque méthode permettra donc de bien les choisir en fonction de l’effet recherché.

Le mode « navigation privée »

incognito-2231825_1920-e1516953126989-300x268 La « navigation privée » de votre navigateur web est-elle vraiment privée ?Activable très facilement via la commande Ctrl – Maj – N sur la plupart des navigateurs, le mode « navigation privée » est la méthode de protection de la vie privée la plus connue des internautes. Elle permet en effet de ne garder sur le navigateur aucune trace des sites Internet visités, ni des cookies, ni des éventuels logins entrés. Le même effet peut d’ailleurs être obtenu avec une suppression manuelle de l’historique (accessible via la commande Ctrl – Shift – Suppr) en fin de navigation.

Très pratique en cas d’utilisation d’un ordinateur partagé (à la maison, dans un établissement scolaire ou un cybercafé), le mode « navigation privée » empêchera les autres utilisateurs de savoir ce que vous avez fait sur la machine. En plus, ce mode de navigation n’impacte pas la qualité de votre connexion ! Mais cette méthode comporte cependant des limites.

En effet, comme l’indique très clairement l’une des pages support de Google Chrome, votre employeur ou encore votre fournisseur d’accès Internet peuvent connaître votre activité, même si vous activez le mode « navigation privée » : ce mode n’efface les traces que sur votre ordinateur, tandis que sur le net, votre adresse IP reste identifiable. La solution à cette problématique se trouvera donc dans l’une des techniques suivantes.

Le VPN

vpn-2714263_1920 La « navigation privée » de votre navigateur web est-elle vraiment privée ?

Le VPN (Virtual Private Network) est un système permettant de naviguer de manière plus sécurisée, et surtout plus discrète. Comme expliqué dans le Digital Guide de l’hébergeur 1&1, le VPN crypte la connexion, ce qui empêche donc les utilisateurs tiers d’intercepter des informations.

Mais aussi (et surtout), le VPN permet à un internaute de se cacher derrière une autre adresse IP. Par conséquent, il sera très difficile de le retrouver en cas de recherche : lorsqu’un tiers tentera de localiser ce premier internaute en remontant l’adresse IP qu’il a laissée sur un site, le tiers ne retombera pas sur cet internaute, mais sur l’adresse de son VPN, à savoir un serveur n’existant même pas réellement. Un internaute peut même utiliser un VPN faisant croire aux sites qu’il visite qu’il se trouve à l’étranger, ce qui permet par exemple d’accéder à des sites Internet bloqués dans le pays de l’utilisateur.

Le serveur proxy

A l’instar du VPN, le proxy est un serveur intermédiaire masquant votre adresse IP et pouvant vous localiser à l’étranger. Très populaire en raison de sa grande simplicité d’utilisation et de sa tendance à être gratuit, le proxy doit cependant être utilisé avec attention.

L’unique intérêt du proxy est la possibilité de naviguer de manière anonyme. La connexion n’est pas cryptée, et un même serveur proxy peut être utilisé par plusieurs utilisateurs à la fois, il est donc déconseillé d’y avoir recours si des données confidentielles sont en jeu.

Voilà ! Maintenant que vous savez tout cela, vous naviguerez en connaissance de cause lors de votre prochain « Ctrl – Shift – N » !

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