Alors que le débat sur la privatisation de la Française des jeux est lancé, nos voisins les plus proches comme la Suisse et la Belgique ont fait les premiers pas pour encadrer la légalisation des casinos en ligne.

En France, les jeux d’argent en ligne sont encore interdits même si la loi de 2010 a permis de légaliser le poker en ligne et les paris sportifs avec plus ou moins de succès. Cela n’empêche pas des milliers de joueurs d’accéder à des sites étrangers pour assouvir leur passion à la roulette ou au blackjack. L’ARJEL, l’organisme de régulation des jeux en ligne, a bien tenté d’interdire l’accès à certains casinos illégaux, mais des nouveaux sites sont créés régulièrement et remplacent très rapidement les adresses blacklistées par les fournisseurs Internet.

La tendance en France pourrait être l’encadrement de l’ouverture de casinos en lignes légaux afin de faire barrière aux casinos Internet illégaux qui ont un peu trop tendance à fermer du jour au lendemain en laissant les joueurs sur le carreau. Les forums fourmillent ainsi de messages de joueurs déçus qui ne peuvent plus accéder à leur casinos en ligne préféré qui était basé dans un paradis fiscal et donc hors de portée de la législation française.

L’exemple de la Belgique et de la Suisse

Nos voisins ont déjà fait les premiers pas pour l’ouverture de leur marché local en proposant des licences d’exploitation sur Internet pour les opérateurs qui disposent déjà d’établissements physiques sur leur territoire. Cela permet d’ouvrir le marché à des intervenants bien connus sans prendre de gros risques et sans chambouler l’offre existante. Cela ne permet donc pas réellement d’ouvrir le marché à de nouveaux entrants mais seulement de développer l’offre des casinos physiques en leur ouvrant une porte pour enfin se développer sur Internet.

En France, c’est le statut de monopole de la Française des Jeux qui est actuellement remis en cause. La privatisation de la FDJ est à l’ordre du jour et c’est peut-être les premiers pas avant l’ouverture du marché comme chez nos voisins européens. L’examen de la loi de la privatisation est prévu dès le 24 Septembre 2018, il s’agit d’un sujet sensible qui révèle bien des difficultés pour les parlementaires à l’œuvre. Une avancée devrait donc bientôt voir le jour si les lobbies ne pèsent pas trop pour étouffer le débat et maintenir les monopoles actuels. La FDJ séduit actuellement 26,1 millions de joueurs, ce qui permet à l’Etat français de prélever plus 3,4 milliards d’euros sur les mises. L’enjeu est donc énorme et est susceptible de déchainer les passions lors des débats à l’assemblée.

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