Police montreal

Du côté du Québec, le gouvernement de Montréal souhaite équiper tous ces policiers d’un traceur GPS. L’idée est de pouvoir géolocaliser à tout moment ces agents de police grâce à l’intégration d’une puce dans leur radio.

Comment géolocaliser les effectifs de Police ?

C’est avec un traceur GPS que les effectifs de Police peuvent être localisés. Dans le cas de la police de Montréal, une puce GPS est intégrée dans la radio des officiers. Cette puce permet d’enregistrer les signaux de la constellation de 30 satellites afin de calculer une position en temps réel. Le GPS peut alors fonctionner une fois que la puce à capter au minimum 4 de ces 30 satellites. En effet, pour déterminer une position, la puce GPS a besoin de connaître sa position au niveau du satellite et l’heure et date des signaux. Trois satellites sont nécessaires pour calculer la position avec la technique de la trilatération, le quatrième signal permet de synchroniser la position dans le temps.

Pourquoi géolocaliser les policiers ?

Police-montreal-radio Montréal : Tous les policiers pourront être géolocalisés

Depuis des années les policiers sont géolocalisés par le biais de leur véhicule. Cela permet à l’officier qui donne l’alerte d’envoyer directement la voiture de patrouille la plus proche sur le lieu de l’homicide. Depuis l’utilisation d’un traceur GPS intégré dans les véhicules de police les interventions sont plus rapides. De plus, cela permet aux policiers en difficulté d’être de suite localisé et le renfort peut arriver plus facilement car ils connaissent déjà la localisation exacte de leurs collègues. Outre la rapidité d’intervention, le début de l’utilisation de la géolocalisation dans les effectifs de police fut surtout une amélioration de l’organisation. En effet, auparavant un véhicule pouvait rouler des dizaines de kilomètres alors qu’un autre était tout proche du lieu mais n’avait pas été prévenu.

Le 11 juin 2019, le directeur du SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal) a annoncé qu’il souhaitait mettre en place un système de géolocalisation de ses agents de police au cours des prochaines semaines. Cela serait une première mondiale car les policiers auraient tous un traceur GPS dans leur radio. En effet, il ne s’agit plus ici d’équiper les véhicules de Police mais bien les policiers eux-mêmes. Une puce GPS sera intégré directement dans la radio des officiers. Cela est très intéressant pour une grande ville comme Montréal car les agents de quartier qui se déplacent à pied ou à vélo auront parfois un meilleur délai d’intervention que les véhicules de patrouille.

Les limites de la géolocalisation

Les policiers n’ont jamais vraiment adhéré à la géolocalisation malgré les effets positifs que l’on a pu citer plus haut. De nombreux officiers se sentent traqués et espionnés. Un cas en France avait fait grand bruit en 2013 du côté d’Alès près de Nîmes dans le Gard. Cette époque était marquée par une nouvelle loi sur la géolocalisation. Les policiers n’avaient plus le droit d’utiliser ce système pour localiser les criminels s’ils n’avaient pas l’accord d’un juge. Cependant, la hiérarchie du commissariat d’Alès s’était permis de suivre ses propres policiers à leur insu et à des fins disciplinaires. La mise à pied de deux d’entre eux avait permis aux syndicats de relancer le débat. Quelles sont les limites de la géolocalisation ? Jusqu’où peut-elle mettre en danger la vie privée des individus ?

Si vous remarquez une faute d’orthographe, vous pouvez nous la signaler en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée. Merci !

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Notifications